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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 22:08

 

 

A vous de jouer…

 

Qui est le coupable ?

 

Indices :

 

Les plantes parlent toujours.

L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître.

Il ne doit pas être de bonne foi.

Il connaît les chemins du Labyrinthe.

L’erreur est humaine.

….

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 22:02

 

 

Malheureusement, la nouvelle de la mort de Mrs Ellroy-Duchamp se répandit vite au manoir. Ellroy fils s’en était chargé avec un malin plaisir. Miss Stana s’effondra en pleurs, réconfortée par la cuisinière. Elle ne cessait de répéter que toute cette affaire était horrible et qu’elle n’y comprenait rien. Elle quitterait dès que possible cet endroit maudit. Sa voix était à peine audible et hachée par les sanglots. Le majordome s’agaça de l’attitude de la domestique. Tous assurèrent qu’ils étaient ensemble. Ils ne pouvaient rien savoir sur cette nouvelle tragédie.

Le policier n’insista pas et quitta les cuisines. Il croisa en sortant le jardinier. Celui-ci fut faussement surpris.

« Il s’est passé encore quelque chose de tragique ? Quelqu’un a été de nouveau tué ?

-C’est exact. Mrs Duchamp.

-Mrs Duchamp ! Pourquoi ? Elle ne sort presque jamais de ses appartements.

-Elle m’avait avoué avoir vu quelqu’un au moment des deux meurtres mais sans me donner de précision.

-Et vous croyez que c’est moi ?

-C’est une possibilité. Elle connaissait votre liaison. Elle savait pour les meurtres. Il fallait la réduire au silence.

-Pourquoi ? Je n’étais même pas à l’étage.

-Où étiez-vous alors ?

-Je suis resté un instant en cuisine puis je suis allé me changer, comme vous pouvez le voir.

-Vous étiez donc seul.

-Seulement pendant cinq minutes, le temps de changer de vêtements. Si vous croyez que j’ai quelque chose à avoir avec ce meurtre vous vous trompez. OK, j’avais une relation avec Mrs Ellroy mais je ne suis jamais allé à l’étage. Je n’ai rien à voir avec tout cela. Pourquoi l’aurais-je fait ? Vous n’avez rien contre moi. Aucun mobile ni aucune preuve qui pourrait m’incriminer. »

Le jardinier refusa, sans détour, de continuer la discussion. Il partit en direction des cuisines. Midwall n’y porta pas attention, préférant interroger les invités.

Le pasteur Lawrence était resté en compagnie un instant du majordome, pendant que M. Ford s’était absenté de nouveau pour nettoyer une tâche de café qu’il s’était malheureusement faite.

« Combien de temps êtes-vous parti, pour nettoyer cette fameuse tâche ?

-Je ne saurais vous le dire. Peut-être cinq minutes. Peut-être plus. Peut-être moins. Cela ne veut pas dire que j’en ai profité pour tuer Mrs Ellroy-Duchamp. Ni les autres. C’est un véritable drame qui se passe aujourd’hui, n’est-ce pas Monsieur le Pasteur ?

-Oui en effet. C’est horrible. Comment un être humain peut-il commettre de telles choses ?

-Certaines personnes prennent du plaisir à aider les autres, d’autres à leur faire du mal.

-M. le Pasteur, vous étiez seul dans le salon, et vous, M. Ford, vous l’étiez dans la salle de bain.

-Nous ne sommes pas des meurtriers, ni le pasteur, ni moi-même. Nous sommes tous les deux de bonne foi.

-Je n’ai rien dit de tel, M. Ford.

-Je suis resté à peine cinq minutes sans la salle de bain et je suis revenu ici, en compagnie du pasteur.

-Est-ce exact  M.le pasteur ?

-Oui…enfin je crois. Je suis désolé mais je crois que je me suis assoupi un instant. Je n’arrive pas à mettre la main sur mes pilules. Elles m’empêchent de m’assoupir la journée. Ce sont des…comment dit-on déjà ?

-Des vitamines ?

-Voilà des vitamines, c’était le mot que je cherchais. Je suis sûr de les avoir apportés avec moi. J’ai dû les oublier au presbytère. »

Cole Ford, un instant silencieux, précisa qu’il pouvait s’agir du fils, à son humble avis.

« Du fils ? Questionna Midwall. Pourquoi pensez-vous cela ?

-Pour l’héritage. Il tue son père, sa belle-mère et sa grand-mère. L’autre meurtre n’est qu’un faux-semblant. Vous ne croyez pas, Sergeant ?

-Oui, c’est possible. Mais il y a aussi d’autres personnes, à commencer par le jardinier

-Le jardinier, pourquoi ?

-Parce qu’il avait une aventure avec Mrs Ellroy.

-Une aventure ? Mon Dieu ! C’est ignoble ! Cela expliquerait bien des choses. Je suis sûr qu’on l’a tuée pour cela. Elle trompait son mari. C’est un coup du jardinier, j’en suis sûr. Que Dieu m’en soit témoin. Mais rien ne se passe comme prévu. Elle le prend pour un meurtrier. Il ne l’accepte pas et la tue. Et tout s’enchaîne. Le meurtre de Mrs Rooney et Mrs Duchamp. Toutes deux étaient au mauvais endroit au mauvais moment.

-Vous me paraissez bien sûr de vous.

-Oh ! Oui. Je connais la famille Ellroy. Surtout le père. Ne parlons pas du fils, sa réputation le précède. Mais, à mon avis, soit il s’agit du fils, soit du jardinier. Qui d’autre ? Qu’en pensez-vous, M. le pasteur ?

-Je ne sais pas. Je n’arrive pas à y croire. Cela ne peut pas être l’œuvre d’un enfant de Dieu.

Midwall, tout en souriant, dit : « Vous vous trompez, M. le Pasteur. Vous vous trompez. »

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 15:16

 

Un oiseau s'envole -

Dans ce brouillard

Personne ne le voit

 

*

 

Dans un brouillard pareil

Je ne reconnais rien

Pas même mon ombre

 

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Published by Bertrand - dans Haïku Senryû
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 16:06

 

 

Midwall préféra pour l’instant – et même s’il ne cessait de penser à la vieille Mrs Duchamp – interroger le reste du personnel, sans apprendre le moindre fait intéressant. Il se préoccupa de ne pas avancer dans l’enquête.

Il interrogea le reste du personnel, mais il n’en sortit rien de bon. Le Majordome se montra plus qu’agacé, répétant qu’il n’y était pour rien, qu’il était en cuisine – ce qui allait être confirmé par Mrs Edwards. Il s’était montré impassible pendant que le policier l’interrogeait. Miss Stana s’effondra de nouveau en pleurs. La cuisinière assura qu’ils étaient ensemble quand toute cette histoire s’était passée. Elle ajouta avoir vu M. Ford rapporter une tasse de café.

M.Ford confirma ce fait et ajouta qu’il était, le reste du temps, avec le pasteur Lawrence. Ce dernier, pendant l’absence de M. Ford, avait pris la peine de s’intéresser aux quelques livres déposés sur la table basse. Il était resté seul peu de temps. Assez, pensa Harry Midwall, pour tuer trois personnes, car les malheurs arrivent toujours par trois, comme dit le dicton.

Il repensa aussitôt à ce que lui avait raconté Mrs Duchamp. Elle avait vu quelqu’un mais elle préférait garder le secret. Et puis cette histoire de langage des plantes. Le mépris pour M. Ellroy, et la jalousie pour Mrs Ellroy. Il lui manquait encore des informations pour tout comprendre. Il pensa aussitôt que la seule à pouvoir y répondre était la vielle maîtresse de maison. Il lui fallait absolument obtenir des réponses d’elle. Pour résoudre ces meurtres. Enfin, il l’espérait.

 

*

 

Midwall frappa plusieurs fois à la porte de la chambre d’Alicia Ellroy-Duchamp mais n’obtint aucune réponse. Il insista, l’appela mais toujours rien. Il hésita un moment à pénétrer dans la chambre. Il fit quelques pas et regarda en direction du fauteuil. Il voyait à peine la présence de Mrs Duchamp qui restait immobile.

Un mauvais pressentiment submergea Harry Midwall. Il vit sa canne sur le sol. Il appela de nouveau la vielle dame. Aucune réponse. Alors il comprit.

Il s’avança jusqu’au fauteuil. Il avait malheureusement raison. Mrs Ellroy-Duchamp était morte et portait sur elle une queue-de-renard. Il parut désemparé. Jusqu’où cette histoire allait-elle l’emmener ? Il se posa cette question plusieurs fois. La vielle dame connaissait probablement le coupable, ce qui l’avait conduite à sa perte.

Il examina attentivement les lieux mais ne découvrit rien qui aurait pu faire avancer l’enquête. La victime vivait coquettement. Ce fut la seule conclusion qu’il pût en tirer. Il quitta la pièce et ferma la porte.

Cela n’échappa pas à William Ellroy qui venait de sortir de sa chambre. Toujours autant provocateur et désinvolte, il demanda sèchement : « Il y a un problème avec la vieille ? »

Midwall hésita sur ce qu’il pouvait répondre. Son silence suffit.

« Elle a clamsé, c’est cela ? On l’a tuée, elle aussi.

-Oui, on l’a tuée. J’en suis désolé…

-Pourquoi être désolé ? C’était une vieille peau. Elle agaçait tout le monde avec ses coups de canne.

-Vous la détestiez, même s’il s’agissait de votre grand-mère.

-Oui et alors ? Attendez, vous croyez que je l’ai tuée ? C’est n’importe quoi ! Pourquoi l’aurais-je fait. J’étais dans ma chambre, en train de me reposer.

-Autrement dit, vous n’avez pas d’alibi.

-C’est vrai, je n’en ai pas. Mais je ne l’ai pas fait. Je n’avais aucune raison de le faire.

-Elle m’a dit quelque chose d’intéressant. Elle a vu la personne qui était dans le couloir au moment des trois meurtres. Elle savait qui était l’assassin. Et c’est pourquoi elle est morte. Elle a probablement tenté de le faire chanter. Mais elle a trouvé plus fort qu’elle.

-Vous me collez le meurtre de mon père sur le dos. Voilà maintenant que vous voulez me faire porter le chapeau pour les autres. Vous délirez ! Je n’ai tué personne.

-Même pour toucher l’héritage.

-Tuer pour l’héritage ? Je vous l’ai déjà dit tout à l’heure quand vous m’avez interrogé. J’ai trouvé le moyen de me faire de l’argent en vendant les bibelots de cette baraque. Personne n’en savait rien et certainement pas ma grand-mère. Interrogez les autres, mais moi je n’ai plus rien à dire. »

William Ellroy grommela quelques mots et descendit les escaliers.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 16:51

 

En quelques clics

Je voyage au bout du monde

Assis sur ma chaise

 

Une panne de courant

Et l'humanité

Est à genoux

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Published by Bertrand - dans Haïku Senryû
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:38

 

 

          Le corps de Mrs Rooney avait été déposé dans sa chambre. Midwall descendit les premières marches de l’escalier quand il fut interpellé par Mrs Ellroy-Duchamp. Le bruit de la canne frappant le sol résonnait dans le couloir, accompagné de quelques mots agacés.

Son appartement donnait une impression grande classe avec son tapis oriental, ses bibelots, ses napperons en fine dentelle, et les photos jaunies dans leur cadre doré, souvenirs de sa jeunesse.

Mrs Duchamp était assise dans un rocking-chair près de la fenêtre donnant sur le parc.

 « Vous voulez me voir, Mrs ?

-A votre avis ? »

Ces quelques mots firent comprendre à Midwall que discuter avec la vieille dame risquait de ne pas être une partie de plaisir. Cette dernière le regarda un instant puis se tourna vers la fenêtre.

« De mon temps, les policiers étaient mieux habillés que cela. Et plus sérieux. Cela fait plusieurs fois que je vous appelle, vous ne m’avez pas entendue ?

-Si, Mrs. Je vous ai parfaitement entendue.

-La bonne éducation se perd. Bon, ce n’est pas pour cela que je vous ai fait appeler. Le majordome m’a appris que Felicia était morte.

-Euh…Oui. Elle a été assassinée.

-Assassinée ? Tiens donc. Cette garce avait le culot de tromper mon fils. Avec le jardinier. Vous vous demandez comment je le sais. Ce n’est pas parce que je suis une vieille femme, que je ne sais rien. Je sais tout ce qui se passe ici. Ils se faisaient les yeux doux. Un jardinier qui emprunte le couloir, ce n’est pas pour arroser les plantes. Vous voyez ce que je veux dire et j’espère que vous ferez le nécessaire.

-Je ne peux pas faire grand-chose. Rien n’interdit d’avoir une aventure.

-Je pense que si. J’exige que vous me débarrassiez de lui. Par tous les moyens. Trouvez un prétexte. Mais je ne veux plus le voir ici. Vous comprenez ?

-Je vais essayez…

-Essayer ? On n’essaye pas ici. On fait. Vous comprenez ?

-Je comprends parfaitement. J’espère que l’on vous a prévenu pour les autres.

-Les autres quoi ? Ah ! Vous parlez des autres décès. Ce manoir est un véritable champ de bataille et vous n’avez pas réussi à empêcher cela. Si vous faisiez parfaitement votre travail, cela ne se serait pas produit. »

Elle s’arrêta un moment. Elle continua d’une voix plus posée. Plus tremblante.

« Ma pauvre Mary. Une véritable tragédie que de la perdre. Elle savait s’occuper de moi. Elle me prêtait attention. Ce n’est pas comme ces incapables qui m’ignorent. Que Dieu ait son âme. Ma chère Mary. Personne ne pourra la remplacer. Elle était la nourrice de la famille, vous le saviez sans doute. Elle a élevé cet ingrat de William. Toujours prêt à dilapider l’argent de la famille. Je regrette qu’il soit né. Un véritable désastre, cet enfant. Mary a tenté de l’éduquer correctement et voyez le résultat. Ce fut un échec. Il lui tenait tête. On l’a corrigé plusieurs fois mais sans succès. Quand on manque de discipline, il faut frapper fort, n’est-ce pas ?

-Oui…je…

-Mais ma pauvre enfant…Que le Diable emporte celui qui l’a tuée !

-Celui ? Vous pensez qu’il s’agit d’un homme ?

-Oui, c’est un homme. J’ai de l’instinct et une vue suffisante pour voir ce qu’il se passe dans le couloir.

-Vous pensez à qui ?

-A vous de le trouver. Je ne vais pas vous mâcher tout le travail. Vous êtes un policier. C’est à vous de le découvrir. »

Elle se tut aussitôt. Quelques secondes passèrent quand elle s’agaça de nouveau.

« Vous êtes encore là ? Vous croyez que c’est en restant ici que vous trouverez l’assassin. Et vous êtes de la police ? Mon Dieu ! »

 

*

 

Midwall souhaita immédiatement s’entretenir avec Marvin Harley, le jardinier. Il demanda à Philip, le majordome de le prévenir. Ce dernier eut un sourire forcé comme réponse.

Marvin n’avait pas pris la peine de se changer. Avec désinvolture, il s’assit dans un des fauteuils et sortit une cigarette.

« Vous voulez me parler ?

-Je souhaitais vous parler de Mrs Felicia Ellroy. Elle a été assassinée.

-Assassinée.Felic…Mrs Ellroy. Non ! Mais pourquoi ?

-Je vous le demande.

-Moi ? Mais je…je n’ai rien fait. Ce n’est pas possible !

-Vous avez un mobile pourtant.

-Un mobile ? Quel mobile ?

-Vous l’aimiez. Vous l’aimez toujours. Mais elle ?

-Qu’est-ce que vous me chantez là ? C’est n’importe quoi ! Je n’ai aucune aventure avec elle.

-Si. J’en ai la preuve. J’ai trouvé une lettre que vous lui avez écrite, il y a quelques semaines et qu’elle a conservée. Vous voulez que je vous la lise ?

-Ce n’est pas nécessaire. Nous nous aimions, confessa Harley. Depuis le premier jour. Nous avons tout fait pour garder notre amour secret. Bien sûr, il nous arrivait de nous quereller mais nous ne pouvions vivre l’un sans l’autre. Personne n’était au courant. Personne. Mis à part cette vieille bonne femme.

-Vous voulez parler de Mrs Ellroy-Duchamp ?

-Oui. Veuillez m’excusez, mais je n’ai plus rien à vous dire. J’ai du travail à faire.

-Encore une chose. Mrs Rooney a également été assassinée.

-Mais qu’est-ce que vous me chantez-la ? Vous me dites que Felicia est morte et maintenant vous me dites que c’est Mrs Rooney.

-Elle a également été assassinée.

-Et que voulez-vous que je vous dise ?

-Vous ne semblez pas tellement affecté par sa mort.

-Je ne l’appréciais pas, elle non plus…Mais cela ne veut pas dire que je l’ai tuée. Si vous avez fini…

-On a retrouvé une châtaigne sur le corps de Mrs Ellroy. En plus du basilic retrouvé sur son mari. Cela doit bien avoir une signification particulière. »

Laquelle ? se demanda-t-il, Mrs Duchamp….

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 14:11

Au fond du lit

Je fais la marmotte -

Bien au chaud

 

 

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Published by Bertrand - dans Senryû
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:05

 

Pour ne pas oublier...

 

 

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Published by Bertrand - dans Hommage
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:04

 

« Qui a crié ? Mon Dieu, mais c’est Mrs Rooney ! »

Philip regarda Midwall d’un air troublé.

-Qui était Mrs Rooney ?

-C’était la nourrice de la famille. Puis elle est devenue la dame de compagnie de Mrs Ellroy-Duchamp, la mère de feu M.Ellroy. Que lui est-il arrivé ?

-Elle a été étranglée.

-Etranglée ? Seigneur Dieu ! Qui a pu commettre un tel acte ? C’est affreux !

-S’il vous plaît, M.Philip, avez-vous croisé quelqu’un en venant de…D’où veniez-vous, au fait ?

-Je venais de la cuisine. Mais si je peux me permettre, il faudrait prévenir Mrs Ellroy-Duchamp...ainsi que Mrs Ellroy.

-Il est curieux que toute cette agitation n’ait pas intrigué Mrs Ellroy. Elle s’était retirée dans sa chambre depuis la mort de son époux, je crois. Je vais l’interroger. Elle pourra peut-être me fournir des informations. Quant à cette Mrs Ellroy-Duchamp, je préfère la voir plus tard. »

 

Harry Midwall suivit le majordome jusqu’à la chambre de Mrs Ellroy. Philip frappa plusieurs fois à la porte. Pas de réponse.

« Ce n’est pas normal, s’inquiéta-t-il. A moins que Madame n’ait pris un somnifère…Mais tout de même, c’est étrange… »

Le Commissaire entra dans la chambre, le majordome sur ses pas. Il appuya sur l’interrupteur. Mrs Ellroy semblait dormir. Il s’approcha du lit. Elle était immobile, le visage figé. Un coussin avait été placé à côté d’elle, bien en évidence et une châtaigne était posée sur sa poitrine.

« Elle est morte, M.Philip. »

Philip parût perturbé. Même s’il avait vainement tenté de n’en rien laisser paraître.

Midwall fit signe au majordome de sortir et de ne pas souffler mot aux autres. Il regarda autour de lui, réfléchissant à ce qui venait de se produire. Mrs Ellroy venait d’être étouffée. Pour un mobile qu’il ne connaissait pas encore.

Il ne put détacher, un court instant, ses yeux de la victime. Elle était d’une grande beauté, encore jeune ; beaucoup plus que son mari. Ses cheveux blonds restaient étrangement peignés. Son visage avait gardé les traces d’un maquillage soigné.

Le luxe de sa chambre supposait qu’elle profitait grandement de la richesse de son mari. William Ellroy avait sans doute raison à ce sujet. Ce n’était pas un mariage d’amour. Quoique. Sur un des murs, était accroché un tableau. Un Rembrandt. Il se demanda combien il pouvait coûter. Une fortune, certainement. Un secrétaire, de style victorien, juste à côté de la fenêtre, attira l’attention de Midwall. Rien ne paraissait avoir été déplacé.

Midwall fouilla les tiroirs. Des papiers de toutes sortes, des factures de bijouterie, de magasins de vêtements ou de chaussures. Rien de bien intéressant. Dans un des tiroirs qu’il eut beaucoup de mal à ouvrir – il trouva une boîte contenant des bijoux. Un collier de perles, plusieurs paires de boucles d’oreilles en or et des bagues serties de pierres précieuses.

Ce n’est pas une histoire de vol. Pour quelle raison, alors ? pensa le Commissaire.

Il remarqua que la boîte avait un double-fond. Un petit mécanisme permettait de l’ouvrir. Une lettre. Il la déplia et lut les premières lignes. Aussitôt, il comprit.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:40

 

Dans sa tranchée

Le soldat a peur -

Va-t-il revenir ?

 

*

 

Une fleur a poussé

Sur cette plaine cabossée -

Ah ! L'espoir !

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