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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 09:32

Les deux sorcières

 

Deux sorcières débattaient une nuit

De qui des deux était la meilleure.

Chacune prétendait ainsi

Pouvoir jeter sortilèges et malheurs.

« Sans même un grimoire, raconta la première

Je peux invoquer les pires démons

Changer un cœur en pierre

Et le plus beau des parfums en un mortel poison. »

L'autre répondit :« Ce serait un miracle

De vous voir réussir.

Mais pas même un oracle

N'arriverait à le prédire.

Mes enchantements peuvent transformer

Le plus sot des loups

En un renard rusé

Et le chien le plus doux

En une bête enragée. »

Seul un défi

Pouvait les départager.

Ce qui était écrit

Finit par arriver.

A force de maléfices et d'incantations

Elles se transformèrent en citrouille et potiron.

 

Moralité :

 

La prétention est une mauvaise idée

Cette histoire vous l'a racontée.

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 22:05

La mouche

 

Les deux mouches

 

Deux mouches sur une vache

Parlaient toujours de tout et de rien.

L’une se disait pleine de panache,

L’autre, chétif diablotin.

Un jour de printemps

Sur le museau de la bête,

Celle qui se prenait pour un paon

Défia l’autre sans tête

Pour savoir qui des deux

Avait plus de courage.

Elle vola autour de la queue,

Ce qui ne fut pas sage,

Au mieux, fatal.

Son amie se révéla si peureuse

Qu’elle voulut éviter le moindre mal ;

Mais elle en devint malchanceuse.

La vache fut prise d’une folie soudaine,

Elle l’écrasa sous son sabot

Ainsi va la vie sous un chêne

Où, semble-t-il, tout est plus beau.

 

Moralité

 

La prétention est mauvaise conseillère, dit-on.

A tort ou à raison.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 00:00

Pour finir l'année en bôté, voici une petite fable que j'avais gardé en réserve pour l'occasion...

 

Hiver.jpeg

 

Hommage à M. Hiver

 

M.Hiver, fut-il candide ou niais,

Souffrait d’un mal peu discret.

Il en faisait profiter sans concession,

Ni sans aucune hésitation.

Il usait de ses flatulences,

Qu’il produisait avec aisance.

Et jamais on ne vit de plus heureux,

Que cet homme bien gazeux.

Pourtant personne ne plaignit,

De ces drôles de pots-pourris,

Qui sortaient en coup de vent.

Un jour, et ce fut un bien étrange moment,

Que de voir tout partir à la dérive,

Si bien qu’il dut passer sur l’autre rive.

Et dans son cercueil, on le vit sourire,

Car, et ce n’est pas pour rire,

Il en fit un dernier,

Qu’aucun ne pût oublier.

Alors, on lui rendit un drôle d’hommage,

Célèbre et sans âge,

Et même s’il est un peu simplet,

Tout le monde le connaît,

Si ce n’est que l’air :

Vive le vent,

Vive le vent,

Vive le vent d’Hiver…

 

Moralité

 

La dérision n’est pas toujours un mal ou un défaut.

Cette histoire l’a plaidée en ces mots.

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 04:11

 

Le-repas-du-moine_Walter-Dendy-Sadler.jpg

 

Le moine bon vivant

 

Un moine bien gras,

Aimait faire des festins de roi.

Toujours tant de victuailles,

Alcool, viandes et volailles.

  Il devait se rafraîchir,

Avec un bon vin de l’Empire.

Un jour, il maudit tant les cieux,

De devoir être tant pieux.

 Que Dieu le punit pour ses vices,

 En le mettant au supplice.

Lors d’un repas, il mangea trop,

Et  mourut s’en dire un mot.

Jamais on ne vit un mort si content

Que ce moine bon vivant.

 

Moralité

 

Si le plaisir est  humain,

Son excès réduit la vie en peau de chagrin.

 

 

« Le plaisir est le commencement et la fin d’une vie heureuse. »

Epicure.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:14

 

Lettre

 

L’oie, le coq et le renard

 

Dans la campagne, un vieux fermier,

N’avait que pour animaux, bien prisonniers,

Une vieille oie et un jeune coq, qui dans la basse-cour,

En firent vite le tour.

Un jour, l’homme s’en alla faire la fête,

La volaille voulut alors prendre la poudre d’escampette ;

Dès les premiers pas, elle arrêta net,

Car d’un renard, elle en vit la tête ;

Sur ses deux pattes de derrière, il se mit,

Et leur parla ainsi :

Vous me paraissez bien deux malins,

Mais dans ma bouche, vous ne ferez qu’un,

Votre plumage vous est utile,

Mais il me sera bien futile,

Votre chair paraît tendre,

Et ma faim se fait entendre,

Si la vie vous paraît stupide,

Venez me voir, la mort sera rapide.

A ces mots, le jeune coq, fier de lui, répliqua :

Renard, tu me parais rusé, là-bas,

Mais moi, coq, je suis plus intelligent que toi,

Si tu t’approchais,

Sur la colline, je m’enfuirais,

Au-delà de l’hêtre.

Prend donc l’oie, elle est bien trop bête,

Celle-ci sembla ravie,

A croire, qu’elle n’avait rien compris.

Dans la basse-cour, le renard entra,

Et se demanda, en premier, qui il mangera,

La vieille oie resta sur place,

Et le jeune coq montra toute son audace,

Sur un tas de bois, il alla coqueter,

De ses comparses, il voulut se moquer.

Mais du bord, il ne fit que tomber,

Le renard bondit sur lui,

Que d’une seule bouchée, il n’en fit ;

L’oie ne se fit pas attendre,

Elle cacarda qu’il aille se faire pendre,

En liberté, elle alla faire sa vie,

Et jamais plus, elle n’eut d’ennuis.

 

Moralité :

 

Ce n’est suffisant que d’avoir de l’intelligence,

Il faut savoir l’utiliser avec bon sens.

 

« Ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon,

mais le principal est de l’appliquer bien »

René Descartes.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 12:43

 

Lettre

 

Le moineau et le poulet

 

Un moineau ainsi menu,

Pria  un poulet bien dodu :

Peux-tu me donner quelques grains pour pitance,

Afin de remplir ma faible panse.

Le poulet vint l’accueillir par ce discours :

Je suis ici le roi de la basse-cour,

Maigre oiseau, j’accepte bien volontiers,

De partager ce que mes maîtres m’ont jeté.

Le moineau ne se fit pas prier,

L’occasion était trop belle,

De remplir sa gamelle,

Un rien lui suffit,

Pour faire un repas bien fourni.
Le poulet fut étonné,

De voir un animal guère festoyer.

-Mon cher Monsieur,

Ne me blâmez pas d’avoir mangé si peu,

Si la faim se fait entendre,

Sachez la faire attendre.

 -Ami, tu as tort,

La bonne nourriture réchauffe le corps,

Comme moi, tu deviendras fort.

Un homme vint l’emmener dans une grange,

Il ne trouva pas ça étrange,

Il s’était crû malin,

Mais de lui, on en fit un festin.

 

Moralité :

 

La gourmandise est un vilain défaut,

Jamais les faibles ne font de vieux os.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 12:29

 

Lettre

 

Le bourgeois et le mendiant

 

Un mendiant demandant pitié,

Rencontra un bourgeois fort aisé.

Il lui demanda quelques pièces d’argent,

Pour manger dignement.

L’homme, plein de richesse,

Lui répondit sans délicatesse :

« Si l’or se semait, vous seriez roi,

Mais en ce monde, vous êtes bien bas.

La fortune ni ne se prête, ni ne se donne,

Quand bien même la vie est monotone,

Elle se fait avec ardeur,

Au prix d’un dur labeur.

Tout est bataille,

Mais dans l’armure, vous n’êtes qu’une entaille.

Il faut de la ruse et de l’intelligence,

Vous n’avez que l’ignorance.

Dieu vous a fait pauvre,

Telle est son œuvre,

C’est que vous n’avez aucun mérite,

A vivre parmi l’élite. »

Le riche, fier et hautain,

Apprit dès le lendemain,

Que l’argent, vite, se perd,

Au prix d’un cruel revers.

 

Moralité :

 

Si la richesse semble belle,

Elle n’est pas éternelle.

Ce n’est qu’un faux-semblant,

Qui  rend bête et méchant.

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:26

 

le-lievre-et-la-tortue.jpg

 

 

La Tortue et le Lièvre

Un jour, une tortue et un lièvre firent le pari,

D’arriver le premier en haut d’une colline.

Même s’ils n’étaient pas ennemis,

Ils se demandèrent qui des deux était le plus digne,

De devenir, ce jour, le vainqueur.

Le lièvre, fière allure, fit remarquer,

Qu’il ne pouvait y avoir aucune erreur,

A ce qu’il puisse gagner.

Car il était, des deux, l’animal le plus rapide.

Cela ne découragea la tortue qui parla à cet instant :

« La vitesse va à l’intrépide,

Mais il faut savoir prendre son temps. »

Le lièvre  n’y porta aucun intérêt,

Finir en tête est une preuve de bon sens,

Cela ne sert à rien de participer,

Si ce n’est pas le meilleur que l’on encense.

Il n’avait pas besoin de cent sept ans pour réussir,

Même s’il courait à reculons ;

L’autre commença à partir.

Il prit comme décision,

De l’attendre jusqu’à ce qu’elle l’atteigne.

Il s’assit et attendit d’être rejoint

La tortue eut toutes les peines,

D’arriver près de celui qui se croyait malin,

Et elle le dépassa sans fierté.

Un renard surgit d’un bois,

Afin de pouvoir faire un repas bien mérité.

Le lièvre fut aussitôt aux abois,

Et laissa la tortue pour mieux s’enfuir.

Celle-ci continua son chemin,

Si bien qu’elle ne pût s’apercevoir,

Qu’un renard la voulait pour festin.

Jamais elle ne pût atteindre le haut de la vallée,

Le bas, au mieux ;

Car elle fut avalée d’une seule bouchée.

 

Moralité :

   
S'obstiner peut se révéler périlleux ;

Cette histoire en est l'aveu. 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 22:02

 

Lettre

 

Il fallait se méfier…

 

Un vieux de la vieille,

Bien inspiré,

Trouva comme merveille

Cette drôle d’idée

De tuer sa femme,

Sans se faire remarquer ;

Je sais qu’elle va en faire tout un drame,

Mais c’est pourtant facile de passer de l’autre côté.

A tous les coups, elle n’en aura pas envie ;

Elle va crier que c’est une histoire à deux francs six sous,

De vouloir toucher son assurance-vie.

Pourtant, ce n’est pas la mer à boire

De mourir noyée.

Je suis sûr qu’elle ne va pas le vouloir,

Même si elle n’a jamais essayé.

Elle ne va pas vouloir être électrocutée,

Même si ça marche du tonnerre.

Elle va encore dire que je suis cinglé,

Elle ne va pas le faire.

Elle va penser que j’ai complètement perdu la tête,

A vouloir la décapiter,

A coup de fourchette,

Même si elle est de bonne qualité.

Ou, comme cela se faisait avant,

La poignarder,

Mais elle va couiner : « Bon sang !
Qui va devoir encore tout nettoyer ? »

Peut-être lui faire avaler un peu de cyanure,

Elle va trouver ça de très mauvais goût,

Ça c’est sûr,

Alors que c’est connu, ça marche du premier coup…

La dernière idée était la bonne, cette fois,

Mais sachez que la personne qui but le poison

Ne fut pas celle que l’on croit,

Car ce fut le mari qui se fit damer le pion.

 

Moralité :


A vouloir comploter,

On finit toujours par se faire avoir en beauté.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 01:19

 

Un amour de gourmandise

 

Un fin gourmet,

Déclara son amour à sa fiancée

Pour pouvoir l’épouser:

« Tu es belle,

Telle une dinde sauce airelles.

Ton visage est aussi fin,

Qu’une peau de lapin.
Tes yeux sont noirs,

Comme une louche d’un bon caviar.

Ton nez plat,

A la douceur d’une glace au chocolat,

Tes lèvres, couleur ambre,

Me font penser à de la viande bien tendre,

Ton menton bien long,

A l’air d’une queue de thon.

Ton corps est rondouillard,

Comme une saucisse bardée d’une tranche de lard.

Tes bourrelets sont épais,

Comme un bon beignet.

Quand je regarde ta poitrine bien cachée,

Je rêve d’un oignon à éplucher.

Tes fesses sont douces à toucher,

Tel un poulpe tout juste pêché.

Tes jambes sont arquées,

Comme des saucisses éclatées.

Tes orteils,

Sont rouges comme des groseilles.

Et je m’agenouille,

Devant tes cuisses de grenouilles,

Pour dire combien je t’aime,

Comme un Paris-Brest plein de crème. »

 

Il n’est pas difficile de se douter de la fin.
Voir sa moitié comme un coupe-faim n’est pas très malin,

Au risque de voir sa déclaration d’amour finir en eau de boudin.

 

Moralité

 

Il savoir faire preuve de galanterie avec sa femme,

Quand on lui déclare sa flamme.

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