L'âne bâté
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L’âne bâté
Un âne portait sur son dos,
De son maître, un lourd fardeau.
Il ne se plaignait de son sort,
A supporter cette pénible charge encore.
A l’orée de la forêt,
Au village, deux chemins y menaient.
Telle une idée opiniâtre,
Il préféra prendre celui de droite.
Toutes les semaines,
Avec son maître, il prenait le même,
Se disait-il,
Que changer serait bien futile.
Malgré l’hiver rude,
L’âne garda son habitude.
Son chemin gela,
Car il fit grand froid.
Dans sa hâte,
Il se cassa la patte.
Il brait que jamais plus,
Il ne sera têtu.
Moralité :
Cela peut être un grand danger,
A ne jamais vouloir changer d’idée.
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